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  • Jour 04 : Aurère à Îlet des Orangers

    Réveil à 5h30 ce matin 🥱. La nuit a été plutôt bonne, même si un coq a jugé bon de chanter dès 2h du matin… les boules Quies sont plus que recommandées en camping 😉. L’étape du jour va nous faire traverser Mafate d’Aurère à l’îlet des Orangers, en passant par de nombreux autres îlets, ces petits villages dispersés dans le cirque.

    Vers 6h45, alors que le soleil se lève et que Fabien a enfin terminé de galérer à ranger/défaire/refaire 3 fois son sac (qui a dit « comme d’hab ? » 🙄), on se met en route vers Îlet à Malheur où nous avions l’intention de dormir à l’origine (mais le camping était fermé). En cette heure matinale il est désert mais un hélicoptère assure déjà les livraisons – ce ne sera pas le seul de la journée. Pas de quoi troubler la quiétude de ce lieu pour autant, c’est très calme et joli ici aussi.

    Le soleil se lève doucement sur les montagnes environnantes alors que l’on poursuit notre chemin vers Îlet à Bourse. Un pont suspendu au dessus du vide permet d’observer une vasque d’eau en contrebas, mais il ne faut pas marcher trop vite dessus… ça… bouge… fort 😅. Un peu plus loin on croise à nouveau une superbe araignée « bibe » en train de tisser sa toile. Ses huit pattes exécutent une chorégraphie ultra précise pour progresser sur la structure tout en tirant de nouveaux fils de son abdomen… c’est presque hypnotisant, et beau à regarder. Encore quelques centaines de mètres et un passage dans une forêt de bambous avant d’arriver à l’îlet. Le petit snack « Chez Régis » nous tend les bras pour prendre une boisson et un très bon smoothie pour Xavier 😋.

    On profiterait bien encore de la terrasse au soleil mais il faut repartir, avec à nouveau une descente et une montée (c’est déjà la 3e de la matinée), puis le début d’une grosse descente de 600m de dénivelé négatif. On passe à proximité de Grand Place « Les Hauts » puis Grand Place « École » avant de bifurquer vers Grand Place « Cayenne », où l’on retrouve un charmant snack coloré pour reprendre de l’eau et des chips. Il semblait fermé mais il suffit de sonner pour être accueilli (c’est souvent le cas). Tant qu’on y est, on mange un morceau avant d’amorcer la prochaine ascension – car oui, quand on descend autant c’est qu’il va falloir remonter 🥲.

    Cela commence donc après une passerelle sur la Rivière des Galets, qu’il faut franchir un par un car elle a été fragilisée par un éboulement… ok 😬. Le soleil est de la partie et la chaleur rend l’effort plus difficile, particulièrement pour Xavier qui ne raffole pas de ce genre d’exercice.

    Au bout d’une heure environ, un embranchement part vers l’îlet des Lataniers… et comme il s’agit du dernier de la journée avant notre destination finale, on y va en espérant dénicher là aussi un snack pour compléter le repas du midi. C’est bien le cas : Xavier y trouvera un sandwich, mais rien de satisfaisant pour Fabien qui finira les chips et un crumble framboise lyophilisé étonnamment bon. Le point de vue vers la vallée depuis le chemin menant à cet îlet est splendide 🤩.

    À ce stade il ne devrait rester que 1h30 vers l’îlet des Orangers. Le chemin nous emmène derrière la montagne et le long de la canalisation des Orangers, le point de captage en eau courante pour les hauts de Saint-Paul. Ici la végétation change, on passe de plantes sèches à des plantes de plus en plus nombreuses et d’un vert omniprésent. Plus haut, le terrain s’assèche à nouveau à mesure que l’on se rapproche de l’objectif. Les marches, interminables, mettent à mal les muscles déjà bien sollicités 🥵. Qui les a façonnées ? À quelle époque ? On ne sait pas, mais il y en a des milliers dans Mafate.

    Un ultime effort nous dévoile enfin l’Îlet des Orangers. On y est accueilli par une chèvre 🐐, puis d’autres 🐐🐐, alors que des enfants jouent au ballon dans la cour de l’école. Le panneau du camping « Ti Piton » nous invite à le suivre : c’est là que nous dormirons ce soir. Notre hôte Martel nous accueille sur son terrain à la vue imprenable sur la vallée. Il avait monté une tente pensant que nous n’en avions pas… alors après quelques minutes à contempler sa tente trempée de la veille, Xavier craque et la prend pour un supplément. Fabien, en véritable aventurier, reste fort et monte sa propre tente 😛.

    Douche (chaude) et lessive faites, il nous reste du temps pour se reposer avant le repas. Il sera servi à 19h spécialement pour nous (2 jeunes randonneurs étaient présents mais avaient leur propre repas). On y retrouve les classiques riz, lentilles et piment, des brèdes et des œufs brouillés aux légumes pour Fabien, et le fameux rougail saucisses pour Xavier. C’est une fois de plus très bon – pas le temps de cligner des yeux que l’assiette de Xavier est déjà engloutie 😄. On peut se resservir à volonté et la quantité est là. Des beignets banane viendront le compléter en dessert 👌.

    Notre hôte se joint à nous pour discuter, souvent avec des mots créoles qu’on ne comprend pas toujours, mais on arrive à suivre. On échangera longuement sur les conditions de vie à Mafate, la diversité de l’île et ses dangers, notamment les cyclones qui sont ici particulièrement violents de par le côté « fermé » du cirque. Les vents déchaînés peuvent soulever les pierres et l’eau, et les fracasser contre les parois et les constructions dans un bruit d’explosion 😰. Les habitants se réfugient alors dans l’école avec des réserves de survie, et doivent rester très prudents les jours qui suivent car les éboulements sont nombreux. Martel ne manque pas d’anecdotes et de moments de vie à partager.

    Le ventre et l’esprit bien remplis, nous allons nous coucher vers 20h45. Demain la prochaine étape nous amènera jusqu’à Marla. ➡️

    (suite…)
  • Jour 03 : Dos d’Âne à Aurère

    Réveil à 6h pour attaquer la 3e étape de notre périple : aujourd’hui on entre dans le cirque de Mafate, direction Aurère !

    À la sortie de la ville de Dos d’Âne, le petit magasin Vivale est déjà ouvert (il est 7h15 environ), on en profite pour faire quelques achats pour le petit dej (banane, pain au chocolat) et des chips pour le midi. On arrive ensuite au début du chemin qui descend dans la jungle, au milieu d’une végétation très dense… ça frotte les jambes 😬. Et ça va durer un moment : près de 1000m de dénivelé négatif nous attendent.

    Le chemin alterne entre terre et pierres, parfois un peu glissant et ponctué de quelques échelles. Rien de bien méchant sur le papier, mais on mettra quand même près de 2h30 avec nos lourds sacs à dos. Les traileurs que l’on croise gambadent joyeusement, eux 😅. De très beaux points de vue sur Mafate se découvrent par moments ; on apprécie d’autant plus son immensité en étant vraiment « dedans ». Tout en bas, la Rivière des Galets est notre objectif pour cette première partie.

    Une fois atteinte, une première traversée nous amène à un sympathique panneau du « Ravito de 2 Bras ». On se dit qu’une petite pause est bien méritée ! Le lieu est très accueillant, on se pose donc pour savourer un « bissap » (jus d’hibiscus) et un gâteau banane pour Fabien, 2 samoussas pour Xavier. Difficile de repartir tellement on est bien en terrasse au soleil 😎 ! Des toilettes sont également disponibles.

    Mais on finit par reprendre le chemin dans le fond de la vallée, entouré des falaises de Mafate. La Rivière des Galets nous accompagne, mais finit par se mettre en travers de notre chemin… comment la traverser ? Quelques pierres saillantes semblent assez glissantes, alors Fabien décide de passer à gué à côté, chaussures aux pieds 💦. Xavier préfère éviter de tremper les chaussures et ira pieds nus (mais ça pique un peu ! 😆). Deux ou trois autres passages du même type viendront pimenter cette partie.

    Maintenant qu’on est tout en bas, il va bien falloir remonter. Peu avant midi, après la pause repas, on attaque la longue ascension vers Aurère : près de 700m de dénivelé positif nous attendent. Ici le chemin est plus large et moins technique, il faut « juste » de l’endurance. Les points de vue sur le cirque de Mafate qui s’offrent à nous tout au long du chemin sont absolument splendides 🤩 et toujours sous un magnifique soleil. Pas de quoi faire oublier la difficulté de la pente… on s’accroche et on transpire 🥵. Les derniers 100 mètres comportent des marches très élevées qui sont pénibles à franchir avec la fatigue accumulée 😮‍💨.

    Arrivés en haut, petite pause pour manger une pomme et une barre de céréales, avant d’entamer la descente vers Aurère. Deux choix possibles : le parcours « normal » du GR R2, ou le parcours « panoramique » qui ne rajoute que 5 minutes. On choisit ce dernier, mais finalement il ne semble pas apporter grand chose de plus. On entre alors dans le premier « îlet » de Mafate, un charmant petit village fleuri 🌺. De la musique résonne à proximité, c’est très accueillant 🎶 😊. Petite pause fraîcheur à L’Escale chez Alina, avant de racheter quelques barres de céréales et de l’eau à l’épicerie du Poinsettia.

    Direction ensuite notre point de chute du jour : le camping La Bonne Terre, un peu plus à l’écart au sud de l’îlet. Notre hôte Jean-Pierre nous y accueille, ce soir encore nous serons les seuls randonneurs ici (mais hier ils étaient 20 !). Les sanitaires sont corrects et l’eau est chaude, et le grand terrain pour planter nos tentes offre une très belle vue sur les montagnes autour. Alors que le soleil se couche, les nuages tombent des crêtes et le Piton des Neiges se dévoile au loin dans une lueur orangée. Et dire qu’on va y monter dans quelque jours !

    Le repas est servi vers 18h30, très copieux et varié : salade de chou blanc en entrée, riz blanc, lentilles et chouchou au curry, omelette aux légumes pour Fabien et canard pour Xavier. Et toujours le rougail à volonté pour pimenter le tout. Nous discutons là aussi très facilement avec notre sympathique hôte. Une part de gâteau à la banane vient terminer le repas – tout était très bon ! 😋

    Reste plus qu’à regagner nos tentes dans la fraîcheur et l’humidité du soir, mais une fois dans les duvets on n’est pas si mal. Extinction à 21h30 (Xavier ronfle déjà 😴), demain une étape assez longue nous attend vers l’îlet des Orangers. ➡️

    (suite…)
  • Jour 02 : Mamode Camp à Dos d’Âne

    Première nuit en tente quelque peu agitée… des chiens errants que l’on avait aperçus au loin la veille sont venus visiter notre campement à plusieurs reprises en pleine nuit, juste pour renifler autour et repartir, et parfois aboyer au loin… ambiance 😰. Xavier dormait à poings fermés et n’a rien entendu ! Le réveil sonne à 5h45, ce qui nous fait tout de même 10h de repos (entrecoupé).

    Au lever du jour on se met en route sur le sentier de la Roche Écrite, avec pour objectif le gîte du même nom. La montée commence dans la forêt, un peu humide et boueuse par endroits, toujours dans cette végétation luxuriante qui nous dépayse. On aperçoit entre les branches les montagnes alentours qui s’éclairent à mesure que le soleil croît dans le ciel. De petits oiseaux « tec-tec » peu farouches nous accompagnent par moments, comme s’ils nous invitaient à les suivre le long du chemin. Au fur et à mesure de l’ascension la végétation change, devenant forêt de bambous puis grands arbres sur tapis d’herbe.

    Au bout de 2h30 environ on atteint le gîte de la Roche Écrite, fermé comme prévu. Par conséquent, comme on s’y attendait, pas d’eau non plus ici. Des traileurs qui poursuivront l’ascension jusqu’au sommet se font surprendre. Pour notre part, on préfère ne pas risquer la panne sèche et zapper le sommet, qui aurait rajouté 2h30 aller-retour selon le topoguide. Dommage 🤷‍♂️.

    Après une petite pause pour manger des barres de céréales, on reprend le chemin vers Dos d’Âne. Un petit détour proche du début permet d’atteindre un point de vue sur les montagnes, avec la Roche Écrite sur notre gauche mais aussi le début du Cirque de Mafate et le Piton des Neiges… un avant-goût de ce qui nous attend ! On reprend ensuite la descente, parfois un peu glissante mais globalement assez roulante. On n’échappera pas à une petite figure de style non contrôlée se terminant sur les fesses 😆 (1 point partout). Et avec les yeux rivés sur les pieds on a vite fait d’oublier les branches et troncs en hauteur… aïe la tête 😅.

    Au bout d’un moment on se retrouve à longer la crête de la montagne. Du coté gauche se dévoile alors le spectacle saisissant du Cirque de Mafate, avec ses immenses falaises et sa taille impressionnante. On voit beaucoup de photos de ce lieu iconique, mais seule la réalité permet de vraiment apprécier son étendue et son côté vertigineux. C’est de toute beauté ! 🤩. On devine les petits « îlets » (villages – et le T se prononce) qui le composent et que nous traverserons dans les jours à venir. On a hâte !

    D’autres points de vue sur ce cirque majestueux viendront nous époustoufler tout au long du chemin… ainsi que de très nombreuses araignées « bibes » accrochées à leurs toiles tendues entre les arbres 🕷️ (à bonne hauteur, pas d’inquiétude). Les pattes tigrées et le corps noir ou jaune, celles qu’on a croisées avaient une envergure (pattes comprises) de 6 à 10 cm. Quand on en découvre une au dernier moment en levant la tête ça met un petit coup de pression 😰, mais elles ne sont pas dangereuses et sont bien assez occupées à déguster les insectes attrapés dans leurs toiles. Elles se détachent souvent sur fond de ciel bleu, ce qui leur donne l’impression de léviter sans aucune attache.

    La fin du parcours se rapproche enfin de Dos d’Âne avec une dernière crête à gravir, au niveau du sentier Roche Verre Bouteille. Côté gauche, la très « instagrammable » (mais absolument splendide 🤩) vue sur Mafate, côté droit la petite ville assez étendue de Dos d’Âne. La dernière montée est fatigante, et même sans l’ascension de la Roche Écrite le matin on se dit que la journée était bien chargée.

    La dernière descente nous ramène à la civilisation avec une portion de route roulante mais ennuyeuse. Petit détour vers le Leader Price Express pour compléter notre stock (eau, salade de riz et pommes)… et profiter d’un jus de fruits et d’une glace bien mérités ! 😋 On se dirige enfin vers notre logement du soir : la Ferme Bellevue, qui fait à la fois camping (notre choix), gîte et table d’hôtes.

    À notre arrivée, une fête familiale bat son plein : un papy fête ses 70 ans, l’ambiance est conviviale et des chants sont entamés. Jacky, notre sympathique hôte, nous accueille et nous montre les installations. Enfin on va pouvoir se laver, et à l’eau chaude ! C’est basique mais correct par rapport à ce qu’on a parfois pu avoir sur le GR20 🙄 et puis ça faisait 3 jours, il était temps 😅. On en profite aussi pour faire une petite lessive et recharger les appareils électroniques.

    Jacky anime la fête en faisant une démonstration de maniement d’une charrette à bœuf (les « commandes vocales » sont en créole 🇷🇪) et en faisant faire un tour du gîte aux participants, petits et grands. Avant la fin de la soirée, on nous invite à rejoindre la fête pour partager un café, un rhum arrangé pour « pousser le café » (juste une goutte pour Fabien qui ne boit pas d’alcool) et de très bons gâteaux. C’est vraiment chaleureux 😊.

    Une fois les invités partis, le repas est servi juste pour nous à 19h. La femme de Jacky nous a cuisiné de bons plats typiques avec des beignets de légumes en entrée, volaille et crevettes pour Xavier, omelette aux légumes pour Fabien (végétarien), accompagnés de riz blanc, pois du cap (les « grains ») et d’un rougail au piment « pas méchant mais énervé » 😆 … on confirme ! Jacky se joint à nous pour dîner les yeux dans les yeux et nous discutons très facilement avec lui. C’est un sacré personnage ! On passe une excellente soirée en sa compagnie et on recommande sans hésitation. Une première belle rencontre ☺️.

    Nous regagnons enfin nos tentes sous les étoiles, on espère y passer une meilleure nuit que la veille. Extinction des feux à 22h, réveil prévu à 6h. Demain direction Aurère, notre premier îlet dans Mafate. ➡️

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  • Jour 01 : Saint-Denis à Mamode Camp

    Le départ officiel du GR R2 se situe à « La Providence », au même endroit que le sentier botanique PR2. On le rejoint au bout de 2 km à pied par la ville, puis on commence immédiatement l’ascension sur un chemin de terre entouré d’une végétation luxuriante et intensément verte. Si la ville pouvait nous rappeler la métropole par les marques et enseignes qu’on connaît bien, la végétation nous montre clairement où nous sommes. On apercevra très vite un superbe lézard vert et rouge dissimulé dans une longue feuille 🦎.

    La chaleur est relative vu d’où l’on partait (25°C au lieu de 38°C à Paris) mais la montée nous sollicite bien et on monte très vite en température. Quelques ouvertures permettent d’observer le point de vue vers la capitale et la mer. Un passage par le petit village du Brûlé – déjà à 800 mètres d’altitude – nous donne l’occasion de s’arrêter dans une petite épicerie pour acheter de l’eau pour Xavier et 2 tomates pour Fabien.

    Le découpage classique de l’étape aurait voulu que l’on s’arrête au gîte de la Roche Écrite ce soir, mais la centrale de réservation nous avait prévenus qu’il serait fermé pour raisons administratives à cette date. Nous avions donc revu nos plans pour s’arrêter à Mamode Camp, environ 2h avant le gîte, mais aussi rajouter un détour par la Cascade Maniquet.

    Le chemin pour y accéder se situe peu avant Mamode Camp, il est assez court et se termine par une descente assez glissante dans la jungle. En cette période sèche la cascade est très réduite mais ses gouttes rafraichissent et un petit bassin vient récupérer les eaux. On y croisera de minuscules grenouilles d’à peine 1 cm, des oiseaux à tête bleue très vocaux, et même notre première « bibe » (une belle araignée tigrée 🕷️), de taille modeste. On en profite pour faire la pause repas avec nos sandwich et pizza achetés au départ à Saint-Denis.

    Retour par la même route, cette fois vers Mamode Camp qui est le point de départ du sentier de la Roche Écrite que nous ferons demain. De nombreuses tables de pique-nique y sont disponibles, et on a trouvé un bon spot pour planter nos tentes juste à côté. On y prendra le repas (salade de thon en conserve pour Xavier, taboulé lyophilisé pour Fabien) au son des rodéos sauvages de jeunes en moto (eh oui, même ici 😬), mais heureusement ils finiront par partir au coucher du soleil.

    Par contre gros point noir : il était censé y avoir un point d’eau mais tous ceux qu’on a trouvés sont inutilisables… impossible de recharger les poches à eau et gourdes ici ! 🚱 On avait anticipé l’éventualité en prenant suffisamment pour 2 jours (près de 3L chacun), on croise les doigts pour demain 🤞. Précisons-le aussi : pas de toilettes… on se débrouille 😉.

    Quoi qu’il en soit, on ressort les tentes, matelas, duvets et on reprend les réflexes du GR20 comme si c’était hier. Cette nuit nous y serons absolument seuls, nous et la nature, à profiter d’un repos bien mérité. Extinction des feux vers 19h30. C’est tôt, mais ici le soleil se couche vers 18h pendant l’hiver austral. Demain direction Dos d’Âne. ➡️

    (suite…)
  • Jour 00 : Lille à Saint-Denis

    Jour du départ ! Notre vol pour la Réunion est prévu à Orly à 16h30. Première étape : TGV Lille-Paris… annulé ! 😬 Nous sommes le 25 juin, c’est la canicule et même le jour le plus chaud jamais enregistré en France 🥵. Coup de pression, on décide de prendre un train un peu plus tard, ça va être plus tendu niveau horaires mais normalement ça passe encore 🤞. En attendant on étudie toutes les options alternatives.

    Heureusement, une fois en gare le train est bien là, et il arrivera à l’heure à Paris Charles de Gaulle. Ensuite RER B et Orlyval, tout fonctionne 😮‍💨 on a eu de la chance. Ne reste plus qu’à vérifier une dernière fois le contenu des sacs et bien attacher les sangles pour la mise en soute, mais de toute façon la compagnie aérienne French bee nous a fourni des grands sacs plastiques pour les protéger.

    Nous embarquons donc dans un A350 à l’heure prévue, décollage vers 16h45 et c’est parti pour 11 heures de vol ! ✈️ Des films permettent de s’occuper, puis le repas chaud (végétarien pour Fabien), mais quand vient l’heure de dormir… pas évident, on dormira 3-4 heures tout au plus 😩.

    Une fois arrivés à l’aéroport Roland Garros, on revoit l’organisation des sacs, on remplit les gourdes et poches à eau à fond et on prend le Car Jaune vers la gare de Saint-Denis. Un dernier arrêt à une boulangerie pour se ravitailler en viennoiseries et repas pour le midi (sandwich et pizza) et on est prêts à démarrer le GR R2 ! Direction le point de départ à La Providence. ➡️